Revue de Presse – Juillet 2019

Revue de Presse – Juillet 2019

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Le marché du cloud au beau fixe en France
Selon le dernier baromètre du cabinet d’études Markess, le marché du cloud computing se porte bien en France. 11,9 Md€ devraient être générés dans le secteur en 2019, en hausse de plus de 20% sur un an, mais cela n’empêche pas les prestataires de s’interroger sur leur avenir face aux géants du cloud public.
À l’occasion des Rencontres du Cloud organisées en début de mois par EuroCloud France le cabinet d’étude Markess a publié la 13ème édition de son Baromètre des prestataires du cloud computing. « Afin de conserver leur position sur leur segment de marché, les prestataires de l’écosystème du cloud doivent désormais valoriser les axes les différenciant clairement de leurs concurrents et justifier leurs apports à la chaîne de valeur », résume Emmanuelle Olivié-Paul, directrice associée de Markess. « Les stratégies protéiformes et multi-fournisseurs adoptées par les entreprises et les administrations françaises segmentent le marché en groupes de compétences et favorisent la création d’offres ou de réponses verticalisées (cf. santé, banque, retail, secteur public…). » En 2019, Markess prévoit que le marché du cloud français frôlera les 12 Md€, en augmentation de 20,2% comparé à 2018.
Le cloud computing (SaaS, PaaS, IaaS) continue de s’imposer en France. Sur les 125 prestataires interrogés en juin 2019, 58% ont enregistré une hausse d’au moins 10% de la demande pour leurs solutions SaaS par rapport à l’an dernier et 32% pour leurs solutions PaaS et iPaaS. Pour les 6 prochains mois de l’année, ils sont 59% à prévoir une forte hausse du carnet de commandes de leur activité associée à des solutions de cloud (SaaS, PaaS, IaaS) et 78% à estimer une augmentation modérée à forte de la valeur moyenne des contrats par client sur ce marché. La tendance 2019 est également à la croissance du cloud public : 58% des prestataires interrogés prévoient une forte hausse du recours à des solutions de cloud public sur l’ensemble des projets de cloud sur lesquels ils travaillent chez leurs clients.

Vigilance vis à vis des acteurs du cloud public
Les besoins des clients associés aux projets de cloud computing évoluent. L’automatisation de tâches de mise en production est très demandé (71% des répondants ont un projet en cours), ainsi que l’observation et la supervision des solutions de cloud retenues (selon 56% des prestataires), et aussi la sécurisation « by design » des environnements et des applications (51%) et le chiffrement de données (50%). Interrogés pour la première fois dans cette édition 2019 sur les conteneurs, 59% des prestataires constatent, sans surprise, une hausse du recours à ces technologies dans le cadre des projets de cloud qu’ils ont menés chez leurs clients l’an passé.
« Sur un marché toujours en croissance à deux chiffres, les prestataires s’interrogent cependant quant à leur devenir face aux grands acteurs de cloud public, disposant de ressources d’investissements difficiles à égaler, et aux exigences nouvelles de clients plus aguerris », ajoute Emmanuelle Olivié-Paul. Face aux exigences de conformité réglementaire et de sécurité et suite aux différents incidents survenus au 2ème trimestre 2019 (pannes de grands opérateurs de cloud public comme Salesforce ou Google), les prestataires sont de plus en plus vigilants quant aux risques de dysfonctionnement opérationnel de leurs solutions de cloud. Ils indiquent notamment craindre l’indisponibilité ou la rupture temporaire des infrastructures réseaux permettant d’accéder à leurs services (50%), la perte de données clients stratégiques (46%), les erreurs humaines susceptibles d’ouvrir des brèches (35%), ou encore le piratage des environnements hébergés chez leur cloud provider ou leur opérateur de centre de données (31%).
https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-le-marche-du-cloud-au-beau-fixe-en-france-75993.html

Cybersécurité : Hausse de 14% des dépenses mondiales au 1er trimestre 2019
Les dépenses dédiées en cybersécurité ont atteint au premier trimestre 9,7 milliards de dollars, en progression de 14% par rapport à l’année dernière. Cisco et Palo Alto Networks se sont distingués en captant respectivement 10% et 7% de ce marché.
Les ventes de solutions dédiées à la protection des environnements de cloud public et as a service en général suivent logiquement la hausse de l’usage des services hébergés dans les entreprises. Selon Canalys, leur croissance en valeur s’est même amplifiée dans le monde au premier trimestre 2019, pour se situer à +46% comparé à la même période l’an dernier. Entre janvier et mars derniers, elles ont ainsi représenté 17,6% du chiffre d’affaires du marché global de la cybersécurité contre 13,8% douze mois plus tôt. De son côté, ce dernier a enregistré une hausse trimestrielle de 14,2% et généré ainsi 9,7 Md$ de revenus. « Les investissements dans les solutions de sécurité IT ne montrent aucun signe de ralentissement. Ils sont immunisés contre l’assombrissement des environnements macro-économique et politiques mondiaux », estime Matthew Ball, analyste chez Canalys.
Dans ce contexte porteur, les facturations liées au déploiement de logiciels et d’équipements de sécurité sur site tirent aussi leur épingle du jeu. Au premier trimestre 2019, elles ont connu une hausse de 8% et représenté 75% du marché mondial de la cybersécurité. Les revenus qu’elles génèrent, ajoutés à ceux issus de l’usage des solutions de sécurité conçus pour les services cloud, sont captés en majorité par Cisco, Palo Alto Networks, Symantec, Check Point et Fortinet. A eux 5, ils captent 34% de la valeur du marché de la sécurité IT. En début d’année 2019, Cisco a encore étendu sa domination dans le domaine de la protection réseau. Et cela, en dépit du fait que Palo Alto Networks et Fortinet aient également élargi leurs positions grâce à une hausse de revenus encore plus forte que celle de leur grand concurrent. Sur le segment de la protection des postes de travail et des serveurs, McAfee, Symantec et Trend Micro reste en tête du classement des fournisseurs de Canalys. Ils voient néanmoins s’intensifier la concurrence que leur livrent des acteurs tels que Crowdstrike, Carbon Black et Cylance.

Investir ou racheter pour gagner des parts de marché
« Cela va rester difficile pour les fournisseurs de gagner des parts de marché sans d’importants investissements ou la réalisation d’acquisitions », indique Matthew Ball. Des rachats pourraient également permettre à des acteurs qui en sont encore absents de rentrer sur le marché de la sécurité informatique. La volonté récemment affichée du fabricant de puces Broadcom de racheter Symantec pour 15 Md$ en est une illustration. Quelle que soit l’évolution à venir du paysage du marché de la sécurité, il semble peu probable que les revendeurs IT perdent le rôle central qu’ils y occupent comme intermédiaires entre fournisseurs et clients. Au premier trimestre 2019, 92,3% du chiffre d’affaires du marché mondial de la cybersécurité sont passés par leurs mains. Et les opportunités qui s’offrent à eux demeurent importantes. En effet, même les petites entreprises prennent de plus en plus conscience de leur position de cibles pour les hackers et donc de la nécessité de s’équiper.
https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-cybersecurite-hausse-de-14-des-depenses-mondiales-au-1er-trimestre-2019-75834.html

Cloud : AWS reste une machine à cash pour Amazon
Malgré une décélération de croissance, l’activité cloud, AWS, a représenté 13% du chiffre d’affaires total généré par Amazon d’avril à juin 2019.
Les résultats pour le deuxième trimestre d’Amazon ont déçu les investisseurs. L’action a cédé plus de 2% jeudi soir, lors des échanges après-bourse à Wall Street.
En cause : un bénéfice par action en-deçà du consensus d’analystes (5,22 dollars au lieu des 5,57 dollars attendus). La décélération de croissance de l’activité cloud, Amazon Web Services (AWS), a également pesé (+37% au T2 2019 contre +49% au T2 2018).
Malgré tout, AWS a représenté 13% (8,4 milliards de dollars) du chiffre d’affaires total généré par Amazon d’avril à juin 2019 (+20% à 63,4 milliards de dollars).
Certes le chiffre d’affaires trimestriel d’AWS est inférieur d’environ 100 millions de dollars aux attentes d’analystes. Mais ceux-ci sont rassurés par le résultat d’exploitation de l’entité. Il a atteint 2,12 milliards de dollars, tandis que le résultat d’exploitation trimestriel de l’ensemble du groupe de commerce en ligne s’est élevé à 3,08 milliards.

AWS chef de file, Azure monte en puissance
Le directeur financier d’Amazon, Brian Olsavsky, a justifié la décélération de croissance d’AWS dans la presse financière américaine.
Un taux de croissance à 50% n’est pas tenable sur la durée, a-t-il souligné. Il a également mis l’accent sur les investissements engagés ou relancés (recrutement, marketing, streaming…) sur le trimestre. Le dirigeant a par ailleurs estimé que sur la base d’un dollar investi, AWS croît plus vite que la concurrence… Vraiment ?
Microsoft, second fournisseur mondial du cloud public en parts de marché, n’est pas en reste. Ses revenus cloud intelligent (plateforme Azure, produits serveurs et services cloud) ont progressé de 19% à 11 milliards de dollars sur le trimestre clos le 30 juin.
https://www.silicon.fr/cloud-aws-reste-machine-cash-amazon-257379.html

Cloud IaaS : les entreprises préfèrent les géants AWS, Azure et Google 
La dernière étude de marché publiée par Gartner montre que, quoi qu’on en dise, les entreprises délaissent de plus en plus les acteurs locaux au profit des « hyperscalers ».
Le marché mondial du cloud public IaaS a connu une croissance de 31,3 % en un an pour terminer l’année 2018 avec un chiffre d’affaires de 32,4 milliards de dollars, selon la dernière étude de Gartner.
Cela dit, la croissance individuelle des grands fournisseurs est telle – plus de 60 % pour Microsoft Azure, plus de 92 % pour le cloud public d’Alibaba – que Gartner parle d’un phénomène d’abandon des offres locales, au profit de ceux que l’on appelle désormais les « hyperscalers ».
« Outre une forte croissance globale, nous observons une consolidation autour des plus grands acteurs du cloud public. Cela indique que les entreprises préfèrent déployer leurs ressources chez les acteurs qui leur offrent le meilleur potentiel d’élasticité. Nous estimons donc que les fournisseurs qui continueront à prendre des parts de marché sont ceux qui investissent massivement à la fois dans l’installation de nouveaux datacenters autour du globe, mais aussi dans l’enrichissement de leurs fonctions », commente Sid Nag, l’un des hauts responsables de Gartner.
En l’occurrence, les cinq plus importants fournisseurs de cloud public IaaS représentent désormais 77 % de ce marché, contre 73 % un an plus tôt.
Précisons que l’étude de Gartner est mondiale. Néanmoins, les résultats globaux qu’elle indique ne sont manifestement pas du tout affectés par les idéologies locales de cloud souverain.

Alibaba et Google, les acteurs qui montent très vite
Selon la liste dressée par Gartner, AWS reste le numéro un avec un chiffre d’affaires annuel de 15,5 Md$ (47,8 % de parts de marché), suivi de Microsoft Azure avec un CA de 5 Md$ (15,5 % de parts). Alibaba atteint un résultat de 2,5 Md$ (7,7 % de parts), Google 1,3 Md$ (4 % de parts) et IBM 0,57 Md$ (1,8 % de parts). Le reste des fournisseurs a réalisé un chiffre d’affaires global de 7,52 Md$, soit un peu moins de la moitié du résultat atteint par AWS seul.
Gartner observe que le chinois Alibaba doit sa spectaculaire progression à la construction de centres de données dédiés à des secteurs spécifiques, comme les médias ou la grande distribution. Son expansion s’est néanmoins limitée aux territoires asiatiques – en Chine, bien entendu, mais aussi principalement en Inde – et le cabinet ne s’attend pas à le voir développer de présence significative en Europe ni aux USA. Pour autant, il est probable qu’Alibaba incarne bientôt la barrière qui empêche AWS, Azure et Google d’étendre encore leurs activités en dehors de l’Occident.
De fait, Google est bien le numéro 3 du cloud public en Occident. Et selon Gartner, le fournisseur pourrait affirmer sa très forte progression en poursuivant la stratégie de se présenter comme l’acteur alternatif, en jouant la carte du multi-cloud, et innovant, notamment via des services d’IA, auprès des grands comptes qui ont testé AWS ou Azure depuis trois ans et plus.

AWS et Azure, des leaders qui ont le difficile défi de le rester
Enfin, pour Sid Nag, AWS s’est embarqué dans une stratégie tous azimuts de fourniture de nouveaux services afin de relever le difficile défi de rester trois fois plus important qu’Azure. Mais ce dernier a l’avantage d’être proposé par Microsoft en bundle avec sa très populaire offre SaaS Office 365. Ainsi, si l’on compare les deux acteurs sur un an, il apparaît que les parts de marché d’AWS ont perdu près de deux points (49,4 % du marché en 2017) au profit de celles d’Azure (12,7 % du marché en 2017, soit un gain de quasiment trois points).
Selon Gartner, il manque à AWS une offre d’appel autour d’applications en SaaS, ce que même Google propose, avec ses services G Suite. Mais Azure a aussi des défauts, en particulier un certain nombre d’interruptions de service dont le fournisseur souffrirait régulièrement depuis ces dernières années et qui ont même, tout récemment, obligé son CTO à s’expliquer publiquement.
https://www.lemagit.fr/actualites/252467561/Cloud-IaaS-les-entreprises-preferent-les-geants-AWS-Azure-et-Google

 Google Cloud certifié hébergeur de données de santé en France
Après Microsoft et AWS, c’est au tour d’un autre géant du cloud américain, Google, d’obtenir la certification d’hébergeur en données de santé. Cette dernière concerne l’ensemble de son offre Cloud Platform et G Suite.
Les géants américains du cloud courrent-ils après la certification HDS ? On pourrait être tenté de le croire : après Microsoft en novembre 2018, puis AWS en mars 2019, c’est au tour de Google d’annoncer avoir obtenu la précieuse certification d’hébergeur en données de santé en France, strictement encadrée par la loi et le décret 2018-137 du 26 février 2018. Cette dernière couvre l’ensemble de ses offres Cloud Platform ainsi que sa suite bureautique et collaborative G Suite.
L’Agence française de la Santé numérique décrit un maximum de six activités pour lesquelles la certification HDS peut être obtenue. A savoir la mise à disposition et le maintien en condition opérationnelle des sites physiques permettant d’héberger l’infrastructure matérielle du système d’information utilisé pour le traitement des données de santé, de l’infrastructure matérielle du système d’information utilisé pour le traitement de données de santé et également de la plateforme d’hébergement d’applications du système d’information ainsi que de l’infrastructure virtuelle du système d’information utilisé pour le traitement des données de santé. La 5e activité concerne l’administration et l’exploitation du système d’information contenant les données de santé et la dernière la sauvegarde des données de santé.

Une certification complète comme 22 autres groupes en France
Google a ainsi obtenu, comme Microsoft, une certification couvrant l’ensemble de ces six activités, contrairement à AWS qui n’en couvre que 5. « La certification HDS de Google Cloud concerne 25 sites en Europe, sur le continent américain et en Asie du Sud-Est et porte sur l’ensemble des six domaines d’application audités et validés par l’ASIP : la mise à disposition et le maintien de l’infrastructure, des systèmes d’information, leur administration et exploitation, l’hébergement d’applications, la virtualisation et bien sûr la sauvegarde des données de santé », a précisé Google dans un communiqué.
Microsoft et Google ne sont pas les seuls acteurs à couvrir les six activités de la certification HDS. C’est également le cas d’A2com, ASP Server, Biotronik, Bretagne Telecom, Cegedim.cloud, Cheops Technology France, Cloud & Securité de Pictime Groupe, Euris Health Cloud (Cloud SAnté), Fresenius Netcare, GIP MiPih Midi Picardie Informatique Hospitalière, ICT, Oceanet Technology, Orange Healthcare, Prolival, Proquire LLC-Accenture, Sigma Informatique, St. Jude Medical, LLC – Abbott, Thales et Worldline.
https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-google-cloud-certifie-hebergeur-de-donnees-de-sante-en-france-75949.html

Google resserre ses liens avec VMware dans le cloud
Partenaire de longue date avec VMware, Google prévoit de supporter dans sa Cloud Platform le système Cloud Foundation du spécialiste en virtualisation. Objectif : faciliter le déploiement et l’exécution d’environnements de cloud hybride.
Déjà partenaires depuis 2015, Google et VMware enfoncent le clou dans le cloud. Les deux sociétés entretiennent des relations particulières, l’ancienne CIO du spécialiste en virtualisation, Diane Greene, ayant été à la tête de l’activité cloud de la firme de Mountain View pendant trois ans. Si cela n’a pas empêché cette dernière de nouer par ailleurs des alliances avec Microsoft et AWS, les deux partenaires viennent de resserrer leurs liens en annonçant la possibilité pour les entreprises de faire tourner plus facilement les outils de virtualisation serveurs et réseau dans la Google Cloud Platform en supportant le système de déploiement et d’exécution d’environnement de cloud hybride Cloud Foundation de VMware.
« Cela signifie que les clients peuvent importer dans Google Cloud tous leurs outils, règles et pratiques VMware existants depuis un cloud privé », a déclaré Thomas Kurian, directeur général de Google Cloud. « Les clients nous demandaient de faciliter la protection de leurs investissements dans VMware ». Afin de réaliser cette importation, les entreprises pourront passer par un outil tiers, baptisé Google Cloud VMware Solution by CloudSimple, qui permettra de déplacer l’ensemble des workloads VMware vers un SDDC (software defined datacenter) tournant dans le cloud de Google afin d’accéder en natif à l’ensemble de leurs briques infrastructure NSX (réseau), vCenter (serveurs) et vSan (stockage).

Un accès aux outils analytiques, IA et machine learning de Google
Ce partenariat entre Google et VMware doit aussi permettre aux clients de ce dernier d’accéder aux outils analytiques, intelligence artificielle et apprentissage machine de Google, et les aider à déployer leurs applications dans toutes les régions où Google possède des datacenters. Pour l’instant, aucune date de sortie n’a été annoncée pour Google Cloud VMware Solution by CloudSimple, mais l’outil devrait être disponible sur la place de marché cloud de Google avant la fin de l’année.
https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-google-resserre-ses-liens-avec-vmware-dans-le-cloud-76040.html

VMware dépasse Cisco sur les réseaux virtuels
Selon les derniers chiffres de vente, l’éditeur de systèmes de virtualisation s’est accaparé 22 % du marché du SDN, alors que l’équipementier n’a obtenu que 19 % de parts.
VMware a dépassé Cisco sur le secteur bouillonnant du SDN dans le datacenter, un marché évalué à plusieurs milliards de dollars.
En fin d’année dernière, en l’espace de seulement six mois, les entreprises ont augmenté de 34 % leurs investissements en solutions SDN, selon le cabinet britannique IHS Markit. Sur l’ensemble de l’année 2018, ces dépenses auront représenté 7 milliards de dollars. Elles devraient atteindre 20 milliards, quasiment le triple, en 2023.
Mais restons sur le second semestre 2018, période durant laquelle VMware s’est hissé en tête du marché du SDN en s’accaparant 22 % des investissements, alors que Cisco, désormais deuxième, n’en a capté que 19 %. Manifestement, la stratégie de VMware qui consiste à vendre un logiciel de virtualisation du réseau indépendant du matériel, NSX, a plus séduit que l’approche de Cisco, où le SDN ACI est commercialisé comme une option des switches Nexus 9000.
« De nombreuses entreprises continuent d’acheter des Nexus 9000 sans prendre ACI », observe Josh Bancrott, un analyste de IHS Markit. Il estime cependant que la base installée des switches Nexus est très importante et que, à un moment donné, elle pourrait découler sur une adoption massive d’ACI. « Il suffit que Cisco parvienne à convaincre de l’intérêt de prendre cette option pour renverser le palmarès. »
VMware, de son côté, revendique avoir équipé 10.000 entreprises en NSX.

Huawei devancé par les marques blanches
Le rapport d’IHS Markit consacré à la virtualisation du réseau couvre l’utilisation des matériels et des logiciels dans les datacenters. Les produits étudiés sont les switches Ethernet, les contrôleurs SDN, les appliances de SD-WAN, ainsi que les logiciels d’administration du SD-WAN.
VMware se hisse au sommet de l’activité commerciale de la virtualisation du réseau grâce à ses ventes de contrôleurs SDN. Cisco brille quant à lui dans ce rapport grâce à ses ventes de switches Ethernet. Le rapport liste d’autres acteurs : Arista, numéro 3, emporte 15 % de ce marché et Huawei, cinquième du classement, 8 %. Entre les deux, des équipements en marque blanche, installés par des intégrateurs avec des logiciels de SDN, ont réussi à capter 10 % des budgets.
Précisons cependant que les revenus de Huawei en matière de SDN augmentent plus rapidement que ceux des marques blanches. Josh Bancrott s’attend à voir l’équipementier asiatique atteindre rapidement la quatrième place du palmarès.

Le prochain défi : être meilleur sur l’intelligence artificielle
Pour Josh Bancrott, les réseaux de distribution de Huawei sont mieux organisés que ceux des marques blanches. Néanmoins, il identifie une raison technique qui pourrait pénaliser rapidement les marques blanches : leur emploi trop timide de l’intelligence artificielle.
Désormais identifiée sous l’acronyme IBN (Intent-Based Networking), l’utilisation de moteurs de Machine Learning en virtualisation des réseaux permet d’automatiser les tâches d’administration et d’orchestration, pour par exemple attribuer en temps réel des droits et des qualités de service selon l’activité en cours. 46 % des entreprises interrogées lors d’une récente étude menée par IHS Markit considèrent ainsi que l’IBN sera un facteur déterminant dans leur prochain achat d’une solution de SDN.
Parmi les éditeurs de systèmes d’exploitation pour équipements réseau en marque blanche qui utilisent un tel moteur, citons Arrcus, SnapRoute, Cumulus Networks ou encore Pluribus Networks. En ce qui concerne les leaders du marché, Cisco se targue d’être bien plus en avance que ses concurrents directs sur le sujet de l’IBN.
https://www.lemagit.fr/actualites/252466968/VMware-depasse-Cisco-sur-les-reseaux-virtuels

Un trio de projets open source Kubernetes signé IBM
IBM a lancé les projets open source Kabanero, Appsody et Codewind pour faciliter le développement et le déploiement d’applications cloud basés sur Kubernetes. Un hub pour les jeux de données publiés sous licences open source est également annoncé.
Après avoir croqué Red Hat pour 34 milliards de dollars en octobre dernier, IBM poursuit son engagement dans le domaine de l’open source en annonçant le lancement de trois projets. Baptisés Kabanero, Appsody et Codewind, ces derniers doivent permettre de faciliter le développement et le déploiement d’applications dans le cloud utilisant la technologie d’orchestration de containers Kubernetes.
Kabanero est une plateforme DevOps qui intègre des environnements d’exécution et des frameworks à une chaîne d’outils DevOps native de Kubernetes. Elle prend en charge l’architecture, la construction, le déploiement et la gestion du cycle de vie des applications basées sur Kubernetes pour répondre aux enjeux d’intégration et de développement continu (CI/CD). Cela inclut la possibilité d’intégrer la sécurité et la création de pipelines dans une pile personnalisée pour répondre aux exigences de gouvernance et de conformité. « Kabanero intègre les environnements d’exécution et les frameworks que vous connaissez déjà et utilisez (Node.js, Java, Swift) avec une chaîne d’outils DevOps native de Kubernetes. Nos déploiements préconfigurés sur Kubernetes et Knative (à l’aide d’opérateurs et de diagrammes Helm) reposent sur les meilleures pratiques. Ainsi, les développeurs peuvent passer plus de temps à développer des applications évolutives et moins de temps à comprendre l’infrastructure », a expliqué Nate Ziemann, responsable produit senior des applications K8S chez IBM Cloud.

Faciliter les déploiements serverless basés sur Knative
De son côté, Appsody fournit aux développeurs des piles et des modèles préconfigurés d’un ensemble de runtimes et de frameworks open source. Ceux-ci peuvent être utilisés comme base pour créer des applications Kubernetes et des déploiements serverless basés sur Knative. Selon IBM cela aiderait les développeurs à se concentrer sur leur code en réduisant le temps d’apprentissage pour les déploiements cloud et permettre d’accélérer le développement applicatif. Codewind fournit quant à lui des extensions d’environnements de développement intégrés (IDE) tels que VS Code, Eclipse et Eclipse Che. Objectif : permettre aux développeurs d’itérer, déboguer et tester plus rapidement les applications et effectuer des tests de performance dans les conteneurs comme si elles tournaient en production.
Parallèlement à ces annonces, IBM a également annoncé la création de Data Asset eXchange, un hub pour les jeux de données publiés sous licences open source permettant aux développeurs et aux scientifiques de rechercher des ensembles de données libres et open source (open data). D’après big blue, qui prévoit de publier au fil du temps des datasets sur DAX, prévoir de fournir également un accès à divers jeux de données IBM et IBM Research.
https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-un-trio-de-projets-open-source-kubernetes-signe-ibm-75940.html

NetApp arrime Kubernetes à HCI
En intégrant Kubernetes Service dans sa solution d’hyperconvergence HCI, NetApp rend possible le déploiement de clusters de containers sur n’importe quel cloud tiers depuis son environnement on-premise ou cloud privé. Fabric Orchestrator pour déployer règles de contrôle de données et de gestion des accès centralisés au niveau des datasets est aussi lancé.
La stratégie Data Fabric de NetApp engagée depuis 5 ans, visant à créer un maillage entre les solutions on-premise et cloud (privé-public) tout en améliorant la gestion et la gouvernance de la donnée (data management) s’épaissit avec l’arrivée de services complémentaires. « C’est un sujet de plus en plus important pour les clients », a expliqué Mathias Robichon, directeur technique de NetApp France lors d’une conférence de presse mardi 18 juin 2019 sur Paris. « Le sujet numéro 1 pour 4 clients sur 5 c’est de mettre en place un cloud hybride, une infrastructure élastique et couvrir de nouveaux services ».
Acteur historiquement positionné dans les solutions de stockage sur des infrastructures on premise, Netapp a compris qu’une des clés de son développement passe nécessairement par des produits répondant aux besoins multicloud des entreprises. D’où la volonté d’enclencher la seconde avec une pluie d’annonces dans la foulée de son dernier événement majeur. « Notre offre NetApp HCI va intégrer des services cloud public, Cloud Volume Services permettant différents modes de consommation de stockage cloud est désormais disponible sur la zone Francfort de Google et des outils d’orchestration et de management de la data supplémentaires sont lancés », explique Mathias Robichon.

Du scale in de service Kubernetes depuis le cloud privé
Dans le détail, la solution d’hyperconvergence HCI de NetApp, accessible en mode on-premise ou cloud privé, accueille désormais les services Kubernetes issus du rachat de StackPointCloud à l’été dernier. Ce service sera proposé selon un modèle de tarification mensuelle, nécessitant toutefois un an d’engagement bien que le modèle « pay as you go » permet de payer uniquement les ressources consommées. « Le client peut lancer un service Kubernetes dans le cloud public et faire le scale in depuis son cloud privé », précise le directeur technique de NetApp France.
Après avoir annoncé la disponibilité de Cloud Volume Services sur Azure le mois dernier, le fournisseur de stockage américain étend son partenariat avec Google avec l’annonce d’une consommation possible de ce service sur la zone Francfort de GCP. Enfin, NetApp lance Fabric Orchestrator, un outil permettant de rassembler tous les éléments de gestion relatifs aux infrastructures HCI et baies au travers d’une vue analytique renforcée. « Il s’agit de proposer une véritable BI de l’infra », annonce Mathias Robichon au sujet de cet outil embarquant des fonctions héritées d’Active IQ. « Ce que nous voulons proposer c’est une offre permettant d’éviter le cloud locking et faciliter la transition vers les autres clouds », poursuit Mathias Robichon.

Un accompagnement à la stratégie Cloud First des entreprises
Quand à savoir si sa salve d’outils permet de mieux lutter contre le poids-lourd VMware qui avance aussi ses pions dans le management des ressources multicloud, la compétition apparait saine. « Il y a de la place pour 2 sur ce marché, beaucoup de clients cherchent l’ouverture pour accompagner leur stratégie cloud first ».
https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-netapp-arrime-kubernetes-a-hci-75705.html

Kubernetes, le Graal en matière de PaaS
Plate-forme d’orchestration de conteneurs, Kubernetes a parfois été vu comme la solution miracle pour le déploiement d’applications.
Nouvelle génération d’IaaS, elle offre de nombreuses fonctionnalités comme Open Stack, mais également de gestion des charges de travail qui se trouvent plus haut dans la pile conceptuelle (Deployments, StatefulSets, Jobs, Services, Ingress…). Une preuve supplémentaire de la puissance de Kubernetes. Mais est-ce la seule réponse pour les développeurs d’applications ?
Dans quelle mesure faire confiance en sa capacité à effectuer un déploiement correct, sans entraîner de problème pour les autres locataires du cluster Kubernetes ? Comment être sûr d’avoir configuré les autorisations RBAC de sorte que les développeurs disposent uniquement des niveaux d’accès à l’API dont ils ont besoin ? Est-ce vraiment un bon outil pour un développeur ?

Dernière ligne droite pour la livraison d’applications
Certains développeurs ont suffisamment de curiosité et d’expérience en administration système pour se frayer un chemin dans la complexité de Kubernetes. On les appelle généralement ingénieurs DevOps, et bien qu’ils soient de plus en plus nombreux, ils restent encore aujourd’hui l’exception et non la règle.
La majorité des développeurs d’applications qui se préoccupent principalement de la livraison de leur application vont d’abord demander l’aide d’un expert de Kubernetes et passer du temps à appréhender et comprendre la plate-forme. Si certains vont abandonner en cours de route, d’autres commettront des erreurs dangereuses lors du déploiement d’applications avec YAML en copiant le code à partir de StackOverflow ou de la documentation Kubernetes.
Il est nécessaire d’isoler le développeur de la complexité de la plate-forme de conteneurs.
Si l’on ne souhaite pas que ce travail incombe à d’autres, il est primordial de fournir une plate-forme d’applications qui réponde aux besoins du développeur. Cette plate-forme devra prendre en charge plusieurs locataires et en toute sécurité, permettre aux développeurs de travailler ensemble sur leurs applications et de fournir des services de données au développeur plutôt que de le contraindre à les créer lui-même. Mais elle devra également permettre aux équipes de publier les nouvelles versions rapidement, utiliser du code plutôt que des packages ou des images de conteneur et enfin permettre aux opérateurs de la plate-forme de contrôler les politiques et la sécurité.

Les outils CI/CD sont-ils la seule solution ?
Aujourd’hui de nombreux outils destinés aux développeurs sont conçus pour répondre à ces exigences. La plupart sont basés sur un modèle CI/CD, un événement de validation ou de marquage dans Git déclenche un pipeline qui crée de nouvelles images et Kubernetes YAML (peut-être un diagramme Helm) qui est ensuite déployé sur Kubernetes.
Comme Kubernetes, cette approche peut être extrêmement puissante et peut être personnalisée à l’infini. Également, la mise en place du pipeline nécessite une certaine expertise.
Les nouveaux outils facilitent de plus en plus les choses. L’écart est donc réduit, mais il reste quelques inconvénients à prendre en compte.
Chaque application a besoin de son propre pipeline, et le workflow est souvent lié à un outil de contrôle de source particulier, généralement Git.
Ces inconvénients ne sont pas rédhibitoires pour tout le monde, mais il existe une autre approche qui les évite, et se satisfait aux exigences définies pour une plate-forme d’applications adaptée aux développeurs et conçue dès le départ pour répondre aux besoins des développeurs.
L’écart entre développeur et CaaS n’est pas si différent de celui qui existe entre développeur et IaaS.
Le PaaS (Platform-as-a-Service) a été inventé pour combler cet écart, et Cloud Foundry a été créé pour permettre aux utilisateurs d’utiliser leurs propres plates-formes.
Les sociétés à la pointe du secteur informatique ont en quelque sorte oublié le PaaS en raison de l’enthousiasme suscité par Kubernetes et Docker avant cela.
Fait intéressant, Docker a ses racines dans le PaaS. Lors de la PyCon 2013, dotCloud (qui était le nom de l’entreprise à l’époque) a présenté une technologie qu’elle avait créée pour servir de backend pour son service de plate-forme d’applications. Les plates-formes de conteneurs ne susciteraient pas autant d’intérêt d’aujourd’hui si l’entreprise n’avait pas inventé des outils permettant de fournir un service multi-tenant aux développeurs fournissant du code dans le cloud.

Pourquoi le PaaS et pourquoi Cloud Foundry ?
Cloud Foundry a parfois mauvaise réputation auprès des utilisateurs de Kubernetes, probablement parce qu’il n’a pas été créé récemment et qu’il se traine donc une étiquette un peu ringarde.
Pourtant, cela fait des années qu’il a son propre orchestrateur de conteneurs, Diego, et il y a eu beaucoup de crainte à quitter cette base de code. La création de cet orchestrateur de conteneurs a nécessité un travail considérable et les développeurs impliqués dans le projet étaient initialement réticents à l’idée d’essayer un orchestrateur créé par quelqu’un d’autre.
Il a fallu quelques années, mais Kubernetes a su balayer d’un revers de la main cette objection. Non seulement il était extrêmement populaire, mais chaque nouvelle version était plus stable et plus puissante que la précédente.
Kubernetes est désormais incontournable. Il y a un an et demi, lors du sommet Cloud Foundry à Bâle, un petit groupe de travail a été chargé de déterminer comment utiliser Kubernetes pour exécuter Cloud Foundry Application Runtime (CFAR). Le résultat de ce travail, les projets Eirini et Quarks, ont suscité un véritable enthousiasme au sein de la communauté.
Et Cloud Foundry de se mettre en quête du Graal d’orchestrateurs de conteneurs. En remplaçant Diego par Eirini et BOSH Director par Quarks (un opérateur Kubernetes pour CFAR), on obtient exactement ce dont Kubernetes a besoin actuellement. Soit une interface de développement simple, sûre, robuste et flexible pour Kubernetes qui fonctionne de façon native sur Kubernetes.
Les développeurs bénéficient de l’expérience Cloud Foundry et les opérateurs bénéficient de l’expérience Kubernetes. Un bon moyen de séparer les responsabilités et d’aborder la transformation logicielle et informatique.
La transformation de l’informatique a été incroyablement rapide au cours des dernières années, en particulier avec l’essor de Docker et des conteneurs en général.
https://www.silicon.fr/avis-expert/kubernetes-le-graal-en-matiere-de-paas

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