Revue de Presse – Avril 2019

Revue de Presse – Avril 2019

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Apple dépense chaque mois 30 M$ chez AWS
Des sources d’Apple ont dévoilé à la chaîne de télévision américaine CNBC le montant moyen de la facture d’AWS chez la firme à la pomme. 30 millions de dollars par mois. Soit environ 350 M$ par an. Apple aurait également signé un accord l’engageant à dépenser au moins 1,5 Md$ en cinq ans chez AWS.
On savait qu’Apple a déjà fait appel à Microsoft pour lui fournir des outils pour le cloud dans le passé. On sait aussi que le groupe s’appuie sur Google et Amazon et d’autres fournisseurs cloud tiers. Ce qu’on ne savait c’était dans quelle mesure. La chaine de télévisio CNBC apporte quelques éléments de réponse : concernant AWS, les dépenses de la marque à la pomme s’élèveraient à 30 millions de dollars par mois. Apple a déjà évoqué par le passer se reposer sur Amazon pour le stockage de son iCloud mais n’a jamais développé quels autres services utilisent AWS ou d’autres fournisseurs cloud.
Dans une annonce publiée en février dernier, Apple cherchait un ingénieur DevOps qualifié dans les architectures des trois grands fournisseurs cloud et qui pourrait « mener et concevoir notre empreinte sur AWS ». Une source assure aussi à la chaîne de télévision américaine qu’Apple a signé un accord d’engagement à dépenser au moins 1,5 Md$ sur cinq ans chez AWS. Ceci alors qu’en décembre 2018, la firme de Cupertino annonçait investir 10 Md$ sur cinq ans aussi dans ses datacenters aux Etats-Unis, dont 4,5 milliards rien qu’en 2019. Les dépenses auprès des fournisseurs cloud tiers seront sûrement comprises dans ces investissements.
https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-apple-depense-chaque-mois-30-m$-chez-aws-75073.html

IBM derrière Alibaba Cloud pour les services cloud en 2018 selon Canalys
Selon une étude Canalys, en 2018, les services cloud ont généré 80 Md$. AWS en tête, Google Cloud en challenger. IBM semble compris dans les 39% de parts de marchés que se partagent tous les autres fournisseurs mondiaux. Parallèlement, un tiers des dépenses en services cloud ont été portées par les écosystèmes de partenaires des fournisseurs.
Les géants du cloud font de plus en plus appel à leur réseau de partenaires pour commercialiser leurs offres. En 2018, selon une étude Canalys, quatre fournisseurs représentaient à eux seuls 61 % du marché des services cloud. AWS bien en tête (32%), Azure deuxième (17%), suivi de Google Cloud (8%) et Alibaba Cloud (4%). Les parts d’IBM étant moins importantes, ce dernier ne figure pas dans ce top. Canalys estime parallèlement que 30% des dépenses en services d’infrastructure cloud sont passées par les distributeurs, VAR, SSII et revendeurs des fournisseurs en 2018. Soit 24 Md$ sur les 80 Md$ dépensés au total sur l’année passée. « Le channel va jouer un rôle vital pour les fournisseurs de services cloud, en augmentant leur portée, tant sur le plan commercial que technique », explique Alastair Edwards, chef analyste chez Canalys.
Microsoft est meilleur élève en termes de chiffre d’affaires issu de son channel, avec environ 74% des revenus d’Azure réalisés à l’indirect. « Ce qui est de loin le pourcentage le plus élevé du secteur », complète M. Edwards. De ce point de vue, AWS ne génère que 15% de son chiffre d’affaires grâce à ses partenaires, mais cumule tout de même 35 000 entreprises dans son réseau. « Et une centaine d’autres voulant intégrer son programme par mois », ajoute le chef analyste de Canalys.
Parmi les 7 Md$ de chiffre d’affaires dans les services cloud de Google l’année dernière, un quart provenaient de son channel. Ce dernier est cependant moins important que ses deux concurrents avec 13 000 partenaires tout de même. « Mais Google Cloud essaie de se démarquer en étant davantage focalisé sur des applications spécifiques et des secteurs verticaux » renchérit le directeur des études channel, Alex Smith. Le fournisseur connait également la plus forte croissance comparé à ses concurrents. Canalys prévoit enfin que d’ici 2020, les dépenses en services cloud atteindront 143 Md$.
https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-ibm-derriere-alibaba-cloud-pour-les-services-cloud-en-2018-selon-canalys-75053.html

Datadog suit les performances des applications PHP et .Net
Spécialiste du monitoring des services cloud, Datadog livre maintenant des extensions pour surveiller les performances des applications PHP et .NET.
Datadog vient d’enrichir sa solution de monitoring des services cloud avec la prise en compte des applications conçues en PHP, ainsi que celles bâties avec le framework .NET. Sa plateforme permet de mesurer les performances des serveurs, conteneurs, bases de données et services tiers pour détecter les ralentissements ou arrêts de service. Elle fournit un traçage distribué pour visualiser l’exécution complète des chemins de requêtes, ainsi que des métriques de performance détaillées pour chaque service et requête, complétées de visualisations (sous forme de flam graphs). Datadog livre des extensions pré-compilées pour mettre en place ce monitoring.
Pour PHP, l’éditeur basé à New York propose une bibliothèque de traçage supportant les principaux frameworks PHP, comme Laravel, Zend et Symfony, ainsi que les bibliothèques les plus utilisées, telles que cURL, Guzzle et PDO. Le support de Memcached, MongoDB et MySQL est déjà disponible, mais il faudra attendre encore un peu pour celui de WordPress, Magento, Drupal, DynamoDB, RabbitMQ et Doctrine ORM, qui ne saurait tarder, selon Datadog qui prévoit également de supporter de nombreux autres logiciels. Chaque développeur peut également instrumenter son code PHP pour collecter des traces de façon personnalisée, explique l’éditeur dans un billet.

Mise en oeuvre d’OpenTracing
De la même façon, Datadog annonce également une bibliothèque de traçage open source pour .NET. Celle-ci instrumente automatiquement ASP.NET MVC, ASP.NET Core MVC, ASP.NET Web API 2, ainsi que les bases de données compatibles ADO.NET comme SQL Server et PostgreSQL, de même que d’autres data stores tels que Redis, Elastisearch et MongoDB. D’autres intégrations sont en cours.
Les bibliothèques de traçage PHP et .NET de Datadog mettent en œuvre l’API OpenTracing, ce qui permettra de commencer à visualiser les traces sans ajouter de code. Le service de cartographie affiche les composants de l’application et les chemins de requête entre chacun d’eux. Il s’autogénère à partir des données collectées par le logiciel APM.
https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-datadog-suit-les-performances-des-applications-php-et-net-75006.html

Avec Anthos, Google en piste pour le multicloud
A l’occasion de sa conférence Next à San Francisco, Google a lancé son offre Anthos pour adresser la problématique du muticloud. Cette plateforme, basée sur Kubernetes, est capable de gérer les applications sur différents cloud y compris Azure et AWS, ainsi qu’en mode on premise.
En direct de San Francisco. Google entend bien devenir un grand du cloud. Preuve en est, l’édition 2019 de Next, conférence dédiée au cloud de Google à San Francisco a été inaugurée par Sundar Pichai, le CEO du groupe. Dans son discours, il a insisté sur trois points, « développer les infrastructures, accélérer sur les innovations et avoir une approche ouverte ». Une feuille de route dédiée à Thomas Kurian, dont c’était la première sortie depuis sa nomination à la tête de l’activité cloud en remplacement de Diane Greene.
Si cette dernière a accéléré les investissements et développer l’activité cloud, Thomas Kurian est là pour apporter ses expertises commerciale et marketing produit acquise chez Oracle. Son objectif est de réduire le fossé entre Microsoft et Amazon. Le renforcement de la force commerciale est une de ses priorités, mais la bataille se joue aussi sur deux autres axes : faciliter la vie des développeurs et donner aux responsables l’IT l’envie d’utiliser GCP (Google Cloud Platform) pour accroître le business des entreprises.

Anthos, le multicloud à la sauce Kubernetes
Sur le premier axe, Google dispose d’une arme redoutable, Kubernetes. L’outil d’orchestration de cluster de conteneurs est devenu en quelques années un standard. La firme l’a bien compris en le déclinant en mode service managé via GKE (Google Kubernetes Engine). L’année dernière, la firme de mountain View avait dévoilé la plateforme Cloud Services Platform basée sur GKE qui répondait à la problématique de cloud hybride avec une version on premise de GKE. Reste que comme l’indique Thomas Kurian, « aujourd’hui 80% des workloads ne sont pas dans le cloud » avant d’ajouter que « 88% des entreprises prévoient d’adopter le multicloud ou le cloud hybride ». La raison de cette prudence est que selon lui, « utiliser plusieurs cloud sans avoir un plan stratégique ajoute de la complexité, alors qu’il faut de l’uniformité dans le multicloud ».
La réponse à la problématique est Anthos (nom d’une pièce du dramaturge grec Agathon). Cette plateforme remplace Cloud Services Platform en s’ouvrant aux fournisseurs de cloud tiers, parmi lesquels on trouve Azure de Microsoft et AWS d’Amazon. Anthos permet de déployer, exécuter et gérer les applications (en mode conteneurisé) sur le cloud de son choix, sans que les administrateurs et développeurs aient à apprendre différents environnements et API. Poussé par GKE, Anthos fournit automatiquement les mises à jour des fonctionnalités et de sécurité. Toute la partie calcul et stockage de l’application demeure dans l’environnement choisi par le client.
Et les clients semblent ravis de cette opportunité comme le montre le retour de HSBC, « nous jonglons avec quatre générations d’applications : mainframe, client-serveur, mobile et cloud », explique le CTO Dinesh Keswani. Ce dernier a utilisé Anthos pour différentes raisons, « améliorer la productivité des développeurs avec des outils facilitant l’automatisation des migrations des applications et adopter une vision où on développe sur place et on déploie n’importe où ».

Une aide à la migration et des partenariats multiples
Dans cette démarche de simplification, Google a présenté en version beta le service Anthos Migrate. Il s’agit d’une solution de migration des machines virtuelles sur site ou dans le cloud directement dans des conteneurs et gérés par GKE, sans changement de code. En automatisant la migration, ce service libère les équipes IT de la maintenance des VM et des correctifs des OS.
Pour être complet, Anthos va pouvoir compter sur plusieurs partenariats. Ainsi, VMware, Dell EMC, Lenovo, HPE et Cisco vont délivrer Anthos sur leurs offres hyperconvergentes. Les intégrateurs sont aussi sollicités à travers des accords avec Accenture, Arctiq, Atos, Cognizant, Deloitte, HCL Technologies, NTT Communications, Tata Consultancy Services, Wipro, et WWT. Sans oublier, les éditeurs de logiciels et notamment une relation étroite avec les envirronnements open Source : bases de données (datastax ou encore Mongo DB) ou bien d’indexation (Elasticsearch). Avec Anthos, Google a décidé de passer à la vitesse supérieure dans le multicloud et entend bien imposer à ses concurrents son modèle de migration.
https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-avec-anthos-google-en-piste-pour-le-multicloud-74940.html

Trimestriels : les ventes Azure explosent chez Microsoft
Microsoft a dévoilé ses résultats pour le troisième trimestre de son année fiscale 2018-2019, clôturé le 31 mars. S’élevant à 30,6 Md$, le chiffre d’affaires de la firme est notamment propulsé par une forte croissance des activités cloud pour les entreprises.
Le moral est au beau fixe du côté de Microsoft. Dans ses résultats du troisième trimestre de l’exercice fiscal 2018-2019, la firme de Redmond a dévoilé un chiffre d’affaires de 30,6 Md$, en progression de 16 % (à taux de change constant et par rapport à la même époque un an plus tôt, comme tous les pourcentages qui suivent). Le résultat opérationnel de la firme s’élève à 10,3 Md$, soit une croissance de 27 %, et son résultat net, à 8,8 Md$ (+20 %). Ces chiffres très positifs le sont notamment grâce à un secteur d’activité très porteur pour Microsoft, et pour l’industrie en général : le cloud.
« La demande pour nos offres cloud a fait grimper les revenus de l’ensemble de ce segment à 9,6 Md$ ce trimestre, en hausse de 41 % par rapport à l’année dernière », a déclaré Amy Hood, vice-présidente et directrice financière de Microsoft. Le chiffre d’affaires des produits de bureautique on-premise et dans le cloud, en augmentation de 14 %, a ainsi été boosté en particulier par la croissance de 31 % des revenus liés à Office 365. L’activité cloud pour entreprises (serveurs, services et Azure) a rapporté 9,7 Md$ à Microsoft, en progression de 24 %. Cela inclue les produits serveurs et services cloud (+29 %). Les ventes du business Azure ont quant à elles bondi de 75 %.

25 % de croissance pour la gamme Surface
Les produits liés au secteur « Productivité et processus d’affaires », qui réunit les offres commerciales comme Office (365 ou sur site), Skype for business ou Teams, mais aussi LinkedIn, ont permis à Microsoft de récupérer 10,2 Md$, un résultat en hausse de 15 %. Le chiffre d’affaires du troisième et dernier segment d’activité, l’informatique personnelle, s’élève enfin à 10,7 Md$, en progression de 9 %. On y retrouve Windows, le matériel, les jeux vidéo et le moteur de recherche Bing. A noter une belle croissance des produits de la gamme Surface, dont les résultats progressent de 25 % par rapport à T3 2017-2018.
https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-trimestriels-les-ventes-azure-explosent-chez-microsoft-75114.html

Datadog facilite le test d’applications web avec Browser Tests
A peine racheté par Datadog, déjà intégré. L’outil de test développé par Madumbo peut maintenant s’utiliser depuis Datadog Synthetics pour visualiser l’expérience utilisateur d’une application web.
Il y a quelques semaines, Datadog a racheté la start-up française Madumbo et sa plateforme permettant d’automatiser les tests d’applications web à l’aide de scripts, puis d’ajuster ces tests en continu grâce à l’apprentissage machine. Madumbo a été incubée à Paris sur le campus de Station F et il n’aura pas fallu longtemps à Datadog pour le proposer la solution à ses clients. Le spécialiste du monitoring de la performance applicative a laissé à Gabriel-James Safar, co-fondateur de Madumbo, le soin de présenter l’offre dans un billet. Celui-ci explique qu’il suffit de quelques minutes pour mettre en place un test en utilisant l’interface browser test dans Datadog Synthetics. Il suffit d’ouvrir le site web ou l’application à tester et de commencer à enregistrer la séquence à évaluer.
« Au fur et à mesure que vous interagissez avec votre application, Datadog enregistre automatiquement les actions sous la forme d’une série d’étapes distinctes que vous pouvez alors modifier ou compléter », explique Gabriel-James Safar, désormais responsable produit chez Datadog. « Vous pouvez ajouter des assertions, par exemple pour vérifier qu’un utilisateur visualise un message de bienvenue lors de son inscription ». L’outil de test est entièrement hébergé en ligne, ce qui dispense d’avoir à configurer son infrastructure de test. Après avoir enregistré la séquence, on choisit le terminal sur lequel elle se jouera, ainsi que la fréquence à laquelle on souhaite l’exécuter. On peut en visualiser directement les résultats.

L’apprentissage machine adapte le test aux modifications
Alors que les tests automatisés sont souvent instables, perturbés par des modifications – même mineures – dans l’interface utilisateur, la plateforme développée par Madumbo s’appuie sur l’intelligence artificielle pour reproduire un processus de décision humaine et ajuster sa réponse en fonction des modifications qui ont été apportées à l’application web. Par exemple, explique Gabriel-James Safar, lorsqu’un bouton est déplacé ou que l’identificateur d’un élément change, l’outil déduit comment effectuer le test existant dans l’interface utilisateur mise à jour. Et lorsque le test échoue en raison d’un problème quelconque en front-end ou en back-end de l’application, Datadog fournit le contexte nécessaire pour aider à résoudre rapidement le problème. « Les screenshots du test vous montrent ce que vos utilisateurs voient », souligne le responsable produit. Ce peut être une page 503 (serveur web indisponible) ou la disparition d’un élément à la suite d’un bug JavaScript. Quoi qu’il en soit, l’équipe de Madumbo n’aura pas chômé depuis son rachat pour intégrer sa technologie à l’offre de Datadog.
https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-datadog-facilite-le-test-d-applications-web-avec-browser-tests-75109.html

Serverless : une croissance qui ralentit, du moins pour l’instant
Après beaucoup d’enthousiasme à propos de l’informatique sans serveur (serverless) – considérée comme la prochaine évolution du cloud – les professionnels de l’informatique ont récemment adopté une approche plus prudente à propos de cette technique. Une enquête récente montre que l’adoption et les projets d’adoption serverless ont même quelque peu reculé au cours de la dernière année. Néanmoins, les entreprises qui ont mis en place de sérieuses initiatives serverless doublent son utilisation.
Ce sont quelques-unes des conclusions d’un récent sondage mené auprès de 501 professionnels de l’IT par Cloud Foundry, à l’occasion de son sommet à Philadelphie. L’informatique sans serveur est un domaine dans lequel les fonctions de backend sont gérées par un fournisseur de cloud computing. Certains appellent cela une combinaison de Backend as a Service (BaaS) et de Function as a Service (FaaS). Après une forte augmentation de l’utilisation du serverless jusqu’en septembre 2018, les auteurs du rapport indiquent désormais un recul. 19% des personnes interrogées utilisaient le serverless dans la précédente édition de l’étude. Ils sont désormais 15%.
Les plans ou les intentions d’implémentation de serverless ont également dérapé. A l’heure actuelle, 36% des personnes interrogées déclarent évaluer l’usage du serverless, comparativement à 42% lors de la précédente édition de l’enquête.
Cela peut être attribuable en partie aux aberrations statistiques qui se produisent dans les enquêtes qui sont menées à quelques mois d’intervalle. Plongeant plus profondément dans les chiffres de l’adoption et de l’adoption prévue, les auteurs de l’enquête soulignent que dans les organisations qui adoptent l’architecture sans serveur, l’utilisation est en fait en véritable prolifération.
En ce qui concerne les utilisateurs et les évaluateurs, 18% affirment qu’ils déploient largement le serverless dans l’ensemble de leur entreprise, soit le double du pourcentage (9%) d’il y a seulement un an.
Il n’en reste pas moins qu’il faut faire preuve d’une certaine prudence lorsqu’on passe à une architecture sans serveur.
Qu’y a-t-il derrière cette mise en garde ? Une étude récente de l’Université de Berkeley pourrait aider à faire la lumière sur les défis qui surgissent avec cette approche prometteuse pour la création et la gestion des applications.
Le stockage dans des environnements sans serveur est un domaine où il y a encore du travail à faire, déclare l’équipe de Berkeley, dirigée par Eric Jonas. Le défi est d’être capable d’assurer « une latence faible et un IOPS élevé à un coût raisonnable » observent-ils. « La nature apatride des plates-formes sans serveur rend difficile la prise en charge des applications qui ont des besoins de partage d’état très fins. Ceci est principalement dû aux limitations des services de stockage existants offerts par les fournisseurs de cloud computing. »
La nécessité d’améliorer la sécurité est un autre défi, car « l’informatique sans serveur redistribue les responsabilités en matière de sécurité, transférant beaucoup (de ces responsabilités) de l’utilisateur au fournisseur de cloud sans les changer fondamentalement » préviennent Jonas et ses co-auteurs. « L’informatique sans serveur doit aussi faire face aux risques inhérents au partage des ressources entre plusieurs locataires. »
Le fait qu’une grande partie du cloud fonctionne sur des processeurs x86 introduit également des problèmes de performance sur le backend de l’informatique sans serveur, ajoutent-ils.
En fin de compte, les chercheurs de Berkeley sont très optimistes quant à l’utilisation du serverless, prédisant que ces défis seront relevés ou sont en train de l’être, et que son utilisation va « monter en flèche », en raison de sa facilité d’utilisation et de ses coûts relativement faibles. « L’informatique sans serveur deviendra le paradigme informatique par défaut de l’ère du cloud, remplaçant en grande partie l’informatique avec serveur et permettant ainsi de clore l’ère client/serveur » prédisent-ils.
Le serverless gagnera en popularité car « en offrant un environnement de programmation simplifié, l’informatique sans serveur rend le cloud beaucoup plus facile à utiliser, attirant ainsi plus de personnes » déclarent Jonas et ses coauteurs. « Il évite le besoin de gestion manuelle des ressources et d’optimisation que l’informatique avec serveur d’aujourd’hui impose aux développeurs d’applications, une maturation similaire au passage du langage d’assemblage aux langages de haut niveau il y a plus de quatre décennies. Même les utilisateurs relativement non techniques peuvent être capables de « déployer des fonctions sans aucune compréhension de l’infrastructure cloud », tandis que les experts pourront « gagner du temps de développement et rester concentrés sur les problèmes propres à leur application ». En outre, le serverless peut faire économiser de l’argent puisque les entreprises ne paient que ce qu’elles utilisent à partir du backend.
Article « Serverless computing growth softens, at least for now«  traduit et adapté par ZDNet.fr
https://www.zdnet.fr/actualites/serverless-une-croissance-qui-ralentit-du-moins-pour-l-instant-39883985.htm

Amazon dépasse ses prévisions de bénéfices, AWS maintient sa forte croissance
Amazon a publié jeudi son rapport financier du premier trimestre, avec des bénéfices et un chiffre d’affaires supérieurs aux prévisions, en ligne avec les estimations du marché. Amazon Web Services n’a représenté que 13 % du chiffre d’affaires d’Amazon au premier trimestre, mais l’activité cloud a généré près de la moitié du résultat opérationnel de l’entreprise.
Le bénéfice net d’Amazon au premier trimestre s’est établi à 3,6 milliards de dollars, à comparer avec un bénéfice net de 1,6 milliard au premier trimestre 2018. Le chiffre d’affaires net du premier trimestre a augmenté de 17 % d’un exercice à l’autre pour atteindre 59,7 milliards de dollars. Les analystes s’attendaient à un revenu de 59,65 milliards de dollars.
Le chiffre d’affaires d’AWS s’élève à 7,7 milliards de dollars, avec un taux de croissance de 41 % d’une année sur l’autre. Le bénéfice d’exploitation des activités cloud est de 2,2 milliards de dollars pour le trimestre. Lors d’une conférence téléphonique jeudi, Brian Olsavsky, directeur financier d’Amazon, a souligné les gains de clients d’AWS pour le trimestre, y compris les contrats avec Volkswagen, Ford, Lyft et Gogo. « Nous constatons que les migrations d’entreprises ne cessent de s’accélérer » a-t-il déclaré. « Les gens déplacent leur charge de travail vers AWS à un rythme plus rapide. »
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Comme l’a fait remarquer l’analyste Patrick Moorhead, la croissance de 2,25 milliards de dollars du chiffre d’affaires d’AWS d’une année sur l’autre est supérieure à la plupart des revenus trimestriels totaux du Cloud.
« Le train de l’AWS ne semble pas s’arrêter de sitôt » a déclaré M. Moorhead dans un communiqué adressé à ZDNet. Sa croissance, a-t-il dit, « témoigne de la croissance du marché, mais aussi de la compétitivité soutenue d’AWS, avec une multitude d’options de calcul, de stockage, de mise en réseau et de base de données, et des gains dans les domaines clés de l’apprentissage machine ».
Si Amazon North America a réalisé un chiffre d’affaires de 35,8 milliards de dollars au premier trimestre, avec un taux de croissance de 17 % d’une année sur l’autre, et un bénéfice d’exploitation de 2,3 milliards de dollars, reste que les activités internationales ont généré des ventes de 16,2 milliards de dollars et une perte d’exploitation de 90 millions de dollars.
La publicité est une autre source de revenus en forte croissance pour Amazon. Les services publicitaires sont le principal moteur des ventes de la catégorie « Autres » d’Amazon, qui n’est pas un secteur d’activité officiel. Amazon a déclaré que au premier trimestre le chiffre d’affaires de cette activité atteint 2,7 milliards de dollars.
Pour le deuxième trimestre, Amazon prévoit un chiffre d’affaires de 59,5 à 63,5 milliards de dollars.
Article « Amazon tops Q1 earnings expectations as AWS keeps up brisk growth » traduit et adapté par ZDNet.fr

https://www.zdnet.fr/actualites/amazon-depasse-ses-previsions-de-benefices-aws-maintient-sa-forte-croissance-39883983.htm

Amazon lance officiellement son offre de blockchain managée
Avec Amazon Managed Blockchain, une offre proposée en mode service, AWS offre à ses clients la possibilité de mettre en place un réseau blockchain en quelques minutes.
Amazon a annoncé mardi la disponibilité générale de son service Amazon Managed Blockchain, un service entièrement géré qui facilite la création et la gestion de réseaux blockchain évolutifs. L’entreprise avait initialement annoncé son intention de travailler sur la Blockchain-as-a-Service (BaaS) lors de sa conférence AWSre:Invent en novembre, invitant les entreprises à s’inscrire pour un projet pilote de cette dernière. Jeff Barr, évangéliste en chef chez AWS, a dévoilé l’offre en question, pour le moment disponible en production dans l’Est des États-Unis, en Virginie du Nord.
« Vous pouvez l’utiliser pour créer des réseaux blockchain évolutifs basés sur le framework open source Hyperledger Fabric, et très prochainement sur Ethereum », explicite M. Barr dans un article de blog. « La création du réseau ne prend que quelques minutes. Une fois en place, vous pouvez facilement le gérer et en assurer la maintenance. Vous pouvez gérer les certificats, inviter de nouveaux membres et étendre la capacité des nœuds pairs afin de traiter les transactions plus rapidement. »
AWS rejoint la liste des entreprises s’étant ouvert à la BaaS, qui comprend déjà IBM, HP, Microsoft, Oracle et SAP. Ces fournisseurs de logiciels et de services ont lancé des offres BaaS afin de permettre aux clients de tester cette technologie encore émergente sans les coûts ni les risques de la déployer en interne. Une manière également de répondre à la pénurie de développeurs blockchain, un marché en forte demande.

Des API pour un meilleur contrôle
En plus de faciliter la mise en place et la gestion des réseaux blockchain, Amazon a déclaré que son BaaS fournit des API simples qui permettent aux clients d’adapter leurs réseaux selon leur utilisation. Managed Blockchain offre une gamme d’instances avec différentes combinaisons de capacité de calcul et de mémoire pour donner aux clients la possibilité de choisir la bonne combinaison de ressources pour leurs applications. Ce service sécurise les certificats pour le contrôle d’accès à l’aide de la technologie AWS Key Management Service, éliminant ainsi la nécessité pour les clients de mettre en place leur propre stockage de certificats sécurisé.
Armin Nehzat, responsable de la technologie numérique chez Nestlé Océanie, a déclaré que la transparence dans les chaînes d’approvisionnement est de plus en plus importante pour les consommateurs, qui veulent savoir ce que contiennent leurs aliments et d’où ils proviennent. « Alors que Nestlé a commencé à publier des informations sur ses chaînes d’approvisionnement pour ses 15 produits clés, l’utilisation de la blockchain permet un suivi plus précis », a-t-il expliqué dans un communiqué. « Avec Amazon Managed Blockchain, nous sommes en mesure de mettre en place notre réseau Hyperledger Fabric et d’inviter facilement nos partenaires à collaborer à nos efforts de transparence de la chaîne logistique. »
https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-amazon-lance-officiellement-son-offre-de-blockchain-managee-75176.html

Build 2019 : Microsoft fait le plein d’annonces pour Azure et IoT
A quelques jours de sa conférence Build 2019, Microsoft a déjà dévoilé les grandes nouveautés liées à Azure et l’IoT.
Alors que sa Build 2019 conference est prévue la semaine prochaine (6 au 8 mai), Microsoft  fait déjà le plein d’annonces.
Une confirmation :  l’intelligence artificielle sera partout, et c’est Azure qui sera au cœur de tous les projets.
Ainsi, débarque une catégorie Azure Cognitive Services appelée « Décision », qui permet d’intégrer des processus de prise de décision plus poussées basés sur l’IA dans des applications.
Derrière ce terme de « Décision », on trouve de nouveaux services tels que Personalizer.
Disponible dans une version preview, Personalizer utilise l’apprentissage par renforcement pour aider les applications à mieux adapter les recommandations à des utilisateurs spécifiques.

IA et IoT encore renforcés dans Azure
Autres nouveaux services : Content Moderator qui filtre les images, les vidéos et les sons ;  Ink Recognizer pour intégrer la reconnaissance d’encre numérique et Form Recognizer pour mieux automatiser la saisie de données.
A propos de la recherche sur l’intelligence artificielle, Microsoft rend son Azure Search accessible au grand public.
Il propose aussi une nouvelle capacité de stockage qui permettra aux développeurs d’utiliser les résultats de la recherche cognitive pour les appliquer aux visualisations de données Microsoft Power BI ou aux modèles d’apprentissage automatique.
Du côté de l’Internet des objets, Microsoft souhaite que les développeurs puissent brancher n’importe quel appareil dans n’importe quel système. Il lance pour cela IoT Plug and Play pour connecter des périphériques IoT à Azure sans écrire de firmwares dédiés.
Enfin apparaît le très attendu Azure SQL Database , qui associe la transmission de données en continu à des fonctions d’apprentissage automatique et de graphisme dans la base de données pour faciliter le portage des applications sur les périphériques Edge et sur des appareils équipés de processeurs ARM.
https://www.silicon.fr/build-2019-microsoft-fait-le-plein-dannonces-pour-azure-et-iot-240217.html

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